Le temps passe si vite, remontons dix ans auparavant, lorsque j'avais le magasin d'aquariophilie "Angelicus" (fermé depuis plus de quatre ans), j'ai eu le bonheur, oui c'était un bonheur ! de recevoir un petit, tout petit paquet juste avant la Noël ! Quel cadeau magnifiiiiiiiique .......!!! Ce qu'il y avait dans ce paquet ? un petit bout de papier aluminium qui contenait un tout petit poisson surgelé. Mais quel poisson !!! si j'en venais au fait ? oui, mais quel plaisir de vous faire frémir d'impatience! :-)) De couleur orange vif, des reflets verts sur les flancs, des nageoires extrêmement longues !, même mort, il avait gardé ses couleurs. Je n'en revenais pas et je n'en suis toujours pas revenue ! Mais les événements au Congo Brazzaville m'ont empêché de recevoir ces poissons, ces fameux "Poissons orangé", la guerre fut longue..... Raymond qui m'exportait les poissons du Congo comme les Synodontis, les Stéatocranus, les Mastacembelus, les Tétraodons et tous les autres, m'avait fait parvenir ce petit paquet "surgelé". Raymond est rentré en Belgique sain et sauf ainsi que sa famille comme beaucoup d'autres ressortissants belges et français, en perdant beaucoup !, ses effets personnels et en y laissant une partie de sa vie, en y laissant des plumes. Le site de pêche au Congo, tombe dans l'oubli ! jusqu'à ces derniers jours ! où enfin l'expédition a lieu. Raymond est retourné au pays, là-bas, il y quelques jours, avec Charles, une de mes vieilles connaissances, vieilles c'est péjoratif.... enfant du pays, avec qui j'ai travaillé quelques temps dans le métier. A chacun de ses voyages en Europe, Charles passait au magasin, me dire bonjour. Récemment, Charles et Raymond se sont contactés, se sont revus et ont beaucoup parlé... alors pour les arrêter ces deux là.... ah ! passion quand tu nous tiens ! Charles et moi, sommes toujours restés en contact, et grâce à lui et je l'en remercie, je vous fais part de quelques photos, vous montrez le biotope, vous montrez quelques images de ce qu'il a trouvé ! mais je ne vais pas vous dévoiler tout, et tout de suite ! je vais vous faire languir..... parce que ce que je vais vous raconter, c'est ce que j'ai vu en DVD chez Raymond, commenté par lui-même, en direct, mon calepin à la main. Ayant vécu longtemps en Afrique, je connais les sentiments, la mentalité, la vie de tous les jours, et j'ai très bien ressenti comme si j'y étais, ce que Raymond a vécu ! alors prêts pour le voyage ?
Episode 1 Tout est prêt, voiture de location, en l'occurrence un Ford, 4X4 pic up (déjà qu'une autre...., on ne se formalise pas, on a Le véhicule !), les jerricans d'essence, le matériel de pêche, les sachets plastics, la caméra, l'appareil photographique et les membres du personnel. L'équipe prend le départ, c'est la saison des pluies, il fait très chaud, 40° C en plein soleil, et ça déjà dès le matin. La nuit, la température descend "agréablement" mais il fait quand même 32°C. On ne peut pas dire qu'on respire et c'est également la saison des pluies ! Départ très tôt le matin, direction la brousse, cinq heures de conduite, c'est long ? oui, car sur ce temps là, les kilomètres ne défilent guère, à raison de 30 km/h, faites le calcul, on roule encore et encore. Raymond a chaud, il filme, le perroquet est dans son chemin, ça l'agace....Perroquet ? j'en parlerais plus bas et je vous le montrerais. Basculés de gauche à droite, d'avant en arrière, des bosses et des fosses, le dos souffre, envie de vomir, Charles s'accroche, la piste des éléphants qu'ils suivent depuis un bout de temps s'arrête, ah ! plus moyen de passer .... il faut gravir le monticule latéral, mais c'est haut ! Un essai, un deuxième, raté ! on glisse, hop on recommence un peu plus loin. Là, c'est bon, le Ford grimpe, oufffffffff on a eu chaud.
Le site N°1 (car il y en aura 3 au total) se rapproche, la rivière s'aperçoit au loin, Raymond a toujours aussi chaud et ce foutu perroquet l'agace de plus en plus. .... C'est quoi caaaaaaaaaaaa ? au-dessus du capot ? de la fumée ? Le témoin de température du moteur au tableau de bord... tout à l'air normal ...mais la jauge de température ne fonctionne pas dit le chauffeur !!!stoppppppppp ! arrêt brutal, tout le monde sort, les jambes engourdies, le capot s'ouvre, mince où est le bouchon du radiateur ? on a chauffé, Raymond n'en peut plus ! Ils sont à deux kilomètres du point d'arrivée, de la rivière, là-bas en contrebas, l'une des trois rivières que Raymond a exploré il y a bien longtemps ! Si près du but ! Première idée qui passe par la tête, comment va t - on rentrer ? remettre de l'eau sans le bouchon, c'est peine perdue ! Charles prend la bouteille d'eau potable et s'apprête à la verser dans le radiateur, il est interpelé par Raymond qui lui propose de garder l'eau potable au cas où ils seraient bloqués quelques heures. Ce n'est pas le genre d'endroit où les voitures et encore moins les tracteurs passent fréquemment ! Remis de leurs émotions, Charles et Raymond se demandent : mais il nous manque quelqu'un ? où est-il ? Un des accompagnateurs avait pris un récipient de cinq litres, et sans rien dire, filait vers la rivière pour ramener de l'eau fraîche, le temps que Raymond, Charles et les autres s'aperçoivent de son absence, le porteur d'eau était déjà sur le retour. Il courait ! et le terrain montait ! Raymond avait chaud pour lui !
Par chance, en vérifiant dans le moteur, Charles a retrouvé le bouchon du radiateur coincé un peu plus bas dans le moteur. Le niveau d'eau remis à la normale, le bouchon serré et bien serré, le convoi reprend sa route.
Alors, le cœur se met à palpiter, le taux d'adrénaline monte, les mains sont encore plus moites, on descend, l'eau est là, tout près. Des centaines de questions nous passent par la tête: les poissons sont-ils toujours dans ce biotope ? combien en reste-t-il ?, quels sont les paramètres de l'eau, cela a t-il varié depuis le nombre d'années, vite dans l'eau, vite voir ! Les pêcheurs entrent dans l'eau et se préparent à la récolte. Charles en oublie les petits ennuis et son visage s'illumine.
Le mardi 4 novembre, il nous faut prendre l'avion pour nous rendre au Site N°2, endroit où un autre 4x4 nous attend normalement, un Toyota Land cruiser mais... l'avion est un vieux coucou de l'ancienne armée russe et piloté par des anciens pilotes de cette même armée... ho ! ho ! c'est pas très rassurant... Il faut que vous sachiez que Charles avait embauché deux pêcheurs du fleuve pour l'aider dans ses recherches, pêcheurs qui ne connaissent que leur pirogue... imaginez-vous la tête de nos deux gaillards qui se rapprochent de cet avion pour y monter et s'étonnent de la grandeur de l'appareil ... Raymond, lui, se demande s'il arrivera à bon port ! Tout le monde est à bord, les moteurs à hélice se mettent en routes et fument un peu.. Charles et Raymond se regardent mais ne disent rien, comme pour se rassurer... c'est normal le stress est à son comble. La pluie se met à tomber, ce qui ne facilite pas le décollage de ce vieux coucou, nous vérifions si tout le monde est bien attaché, ah non, nos deux pêcheurs ne sont pas sanglés... nous les attachons et heureusement...ils auraient fui !!!! L'avion prend de l'altitude et entre dans les nuages .... et à l'intérieur de la caisse à savon, voilà qu'une brume blanche envahit la carlingue, qu'est ce ? ...les nuages sont dans la cabine .... on ne voyait plus la personne devant soi, une voix tremblante a dit : "Nous allons étouffeeeeeer" Raymond n'a pas pu voir la tête des pêcheurs, dommage, car comme baptême de l'air, ils ont été servis. Tout le monde descend et à Raymond de leur demander: "Alors l'avion, c'était comment ? " Réponse: "Là, Chef, je ne peux dire qu'une chose, c'est puissant cette affaire là ". Charles ne disait rien non plus, il devait faire bonne impression devant ses gars, mais il n'en menait pas large non plus ! De retour sur le plancher des vaches, ils prennent possession du véhicule, le 4X4 mais châssis court cette fois-ci et qui avait l'air d'être encore en moins bon état que le Ford d'hier ! On verra ! Il pleut encore, les routes en latérite deviennent vite des bourbiers, les essuie-glace n'essuient guère, nous roulons quatre heures, toujours aussi secoués que la veille, on s'accroche à ce qu'on peut qui tient encore...la glace du rétroviseur est tombée.
Charles réserve par "radio Tam Tam" une chambre dans l'hôtel le plus proche, c'est en réalité une ancienne grange et garage restaurés par une famille de Portugais mais c'est très propre et bien climatisé. Ereintés nous nous couchons, Charles donne ordre de réparer le véhicule pour demain matin à la première heure. Le lendemain et le mercredi 5 novembre, nous démarrons à 7h30 précises, nous demandons au chauffeur si tout est en ordre...? "pas de problème Chefs..." Ce chauffeur est musulman, très sympa et très dévoué. Voilà trois heures que nous roulons et nous entendons un bruit bizarre provenant de la même roue que la veille ... Le chauffeur s'arrête et dit " c'est pas grave.." ..... il quitte le véhicule en prenant ses mêmes clefs et en cinq minutes resserre les garnitures de freins qui se barraient.. on continue. Nous n'étions pas au bout de nos surprises, lors d'une petite halte, Charles se baladant autour du Toyota 4X4, remarque sur la roue avant gauche, un truc pas normal .... Mince ! on l'a échappé belle, le pneu a une hernie ! on aurait pu verser et être blesser ! Charles donne l'ordre changer la roue ! En voiture, on continue le chemin, tiens comme c'est bizarre, le 4X4 tangue moins, ce n'est donc pas une question d'amortisseurs mais bien de pneu ! Si on avait su.... Nous arrivons sans encombres sur le site que Raymond connaissait et que Charles voyait pour la première fois, ce site est fabuleux autant à l'extérieur qu'à l'intérieur de l'eau... pour vous faire une idée: lorsque vous plongez dans cette eau vous avez l'impression d'être dans un aquarium géant tant que l'eau est transparente, on peut y voir un poisson de cinq centimètres à quinze mètres, en plus le décor est digne des plus beaux aquariums au monde, ce n'est pas tout ... ce n'est pas dix, ni cent, ni mille mais des milliers de poissons qui vous tournent autour, on n'a plus qu'à ramasser !!! là, un Chromidotilapia entre autre attire notre attention.. il est magnifique sa caudale est nacré, chromée et au soleil on pourrait s'en servir comme d'un miroir, c'est grandiooooose, son corps brillant nous étonne, des couleurs bleues nacrées virant suivant l'incidence de la lumière sur le vert turquoise, c'est de toute beauté ! Nous pêchons une heure, trions, récoltons des centaines de poissons. Une autre petite merveille scintillante, le Barbodes guirali, à la robe argentée et aux reflets verdâtres, par sa tache rouge et sa caudale de la même couleur, il nous a offert un magnifique ballet brillant sous l'eau. Un autre: le Barbodes camptacanthus, peut-être en moins grand nombre mais tout aussi joli à voir évoluer. par contre des petits poissons, lignés longitudinalement, les Neolebias unifasciatus, avec leurs reflets dorés et verts, plus timides, tournoyaient cependant par centaines autour de nous. Ont été également pêchés, des Synodontis decorus, des Mormyres.....
Le Chromidotilapia guentheri
C'est l'heure de la pause, on casse la croute, il est près de 17h30, notre chauffeur musulman ne boit rien et ne mange pas...c'est la période du Ramadan, et là, Charles lui dit " mange.... parce que comme c'est l'hiver en Europe, à 17h30 il fait noir, tes amis musulmans eux mangent..." il a pris quelques minutes de réflexion et se dit pourquoi eux mangent-ils et pas moi !!! Fallait voir comment il s'est jeté sur la casserole... Et encore des heures de piste pour rentrer mais sans pluie c'est important, la nuit tombe, les phares sont allumés. Et a dix kilomètres du village de notre Hôtel, tiens ? une baise de tension, cette fois-ci c'est plus grave, l'intensité lumineuse diminue sérieusement. C''est l'alternateur qui nous lâche et deux minutes plus tard plus de phares.
Où est la piste, où sont les trous ? pas question de caler dans un bourbier, on resterait coincés, car sans batterie pas question de pousser un 4X4, chance..pour une fois..c'est la pleine lune... on n' y voit guère mais on devine. Il faut rentrer ce soir, il faut oxygéner les poissons... c' est même impératif ! Dix kilomètres en une heure et demie, les records sont battus ! Nous entrons donc dans la ville phares éteints, personne pour nous contrôler.. avec notre chance actuelle, on aurait pu encore nous prendre pour des rebelles ! Les poissons sont examinés, tout va bien. Claqués, le dos en "compote", chacun retrouve son lit mais Charles dit encore au chauffeur "Pense à réparer le véhicule, on repart demain". Episode 3 Départ le 06 novembre pour le troisième site, on roule encore et encore, ca commence fort ! 2 heures de piste, nous sommes toujours autant secoués, c'est très épuisant et nous sommes tous fatigués. Il nous faut faire très vite aujourd'hui car l'avion du retour nous attend pour nous emmener sur Brazzaville à 13H30 précises. Pas de temps à perdre. Il n'y a pas de quoi s'affoler, nous sommes dans les temps. Pas de panne de voiture, pas de pneu à changer, ce n'est pas normal... tout va bien, les discussions vont bon train dans le véhicule (bizarre ça comme phrase mais bon....:-)) Les kilomètres défilent, Raymond commence à pousser des soupirs, il s'énerve, il filme et vois le perroquet, une fois à gauche, une fois à droite, qu'il reste tranquille bon sang.... (message personnel pour Amarange: il te faut encore lire un peu Amarange pour connaître la fin de l'histoire). Raymond ajoute que le milieu là-bas où nous nous rendons est hostile, Charles et les pêcheurs entendent mais ne posent pas d'autres questions. Raymond n'en dit pas plus ! Un petit récapitulatif des fonctions de chacun pour cette dernière récolte et puis soudain, Raymond qui est à l'arrière du véhicule se lève brusquement, explose et tape le perroquet ! ras le bol !!!! ... pov bête ! A voir en vidéo :-)))))) personnellement, je trouve ce passage très drôle, j'ai du jouer avec les mots.... Au fait ? Hostile mais pourquoi ? Arrivés sur les lieux, biotope particulier, clairsemé de bambous, Raymond fini par avouer que cet endroit est infesté de serpents, et pas des moindres, des serpents venimeux comme le grand naja noir qui habite les bambous, peut mesurer jusqu' à 2m50. Charles reste cloué ! ne dit plus un mot, et après quelques secondes, retourne s'asseoir dans le véhicule et ferme la porte. Il n'aime pas ça du tout ! et ne sens pas à l'aise du tout ! Qui s'y sentirait ... ? Le Naja noir n'hésite jamais d'attaquer lorsqu'on passe sur son territoire ! La méfiance est certainement de rigueur, regardons bien et partout où nous posons les pieds, interdiction d'écraser les centaines de papillons. Tout le matériel de prospection est descendu et subitement voilà notre ami Charles qui revient, vainquant sa peur, la passion des poissons l'emportant sur ses craintes, il en oublie tout le reste. mais... Charles saute subitement sur place, se tape le pantalon, se penche et grommelle quelque chose... il s'est fait piquer par une grosse fourmi rouge (magnant) qui monte dans son pantalon, le pince et lui arrache un bout de peau au niveau du mollet ! Charles écrase la fourmi et ... la tête penchée vers le bas, tout en avançant regarde maintenant où il met les pieds. Les pêcheurs s'activent, quel bonheur, les poissons orangés sont toujours là, ils sont toujours aussi beaux ! et c'est presque les larmes aux yeux que Raymond voit dans les filets et bassins de récoltes, les poissons qu'il a découvert 12 ans auparavant. Je me demande bien ce qu'il se passe dans sa tête à se moment là (1). Tiens je vais le lui demander ainsi qu'à Charles (2). Charles regarde avec attention ces beautés, effectivement, c'est vraiment magnifique, et plus encore dans les tailles adultes qui sont, elles plus colorées encore. Ce que c'est ? c'est dans le scoop ! Charles est très heureux. Oula, l'heure passe, il ne faut pas oublier l'avion. En vitesse, et en oubliant les Naja, tout le monde se presse, embarque les caisses et hop le chemin de retour est devant nous. et blablabla sur tout le trajet, l'hôtel est enfin devant nous, une bonne douche, prendre les valises et puis direction aéroport. Nous sommes presque arrivés, encore quelques mètres quand soudain, le véhicule se dirige droit vers le mur, nous roulons à cinq km/h, freiiiiiiiiiiiiiiiiiiiine ! "je ne peux pas" dit le chauffeur, "les freins ne répondent plus ! " Le choc fut terrible, nous avons plié les grilles de protection de la porte d'entrée de l'hôtel, personne n'est blessé ! mais quelle frayeur ! et sur quelques secondes, une meute de gens autour de nous, Raymond s'éclipse, choqué comme nous tous, nous l'avons échappé belle ! L'affaire étant réglée, Raymond et Charles se précipitent pour récupérer leurs bagages pendant que les pêcheurs s'occupent du conditionnement des poches dans les boxes.Nous avons encore une demi-heure de trajet avant d'arriver à l'aéroport de brousse, tout va bien, nous sommes dans les temps. Et là, cela se gâte, fallait s'y attendre, c'était trop beau. Le portable de Charles sonne, "Allo, Quoiiiiiiiii non ce n'est pas possible ! " "Comment ? .......l'avion est annulé !, Non ce n'est pas possible ! " dit Charles réellement fâché, il utilise tous les appuis de ses connaissances sur place pour trouver une parade, il faut trouver un autre avion qui monte sur Brazzaville et vite. Après maintes communications, la solution est enfin trouvée, un autre coucou irait vers Brazzaville, mais ne ferait que la moitié du chemin et qui après 10 minutes d'escale retournerait sur Pointe Noire ( l'inverse de notre direction et beaucoup plus loin de l'endroit où nous nous trouvons actuellement.) Et là-bas dans la ville où nous débarquerons, nous aurons environ quinze minutes pour sauter dans le Boeing 727 qui nous ramènera dans la capitale, à la condition que le premier vol n'ait pas de retard sinon......nous n'osons pas penser à cela. Tout ira très bien aller, gardons confiance et puis nous n'avons pas trop le choix ! Gagné, on l' a eu ! et anecdote supplémentaire, entre le coucou pris par les pêcheurs au cours du précédent vol et ce Boeing 727, la différence est énorme, les pêcheurs en reste bouche bée. Raymond leur demande: "Et alors ? " la réponse suit aussitôt: " Ca c'est bien un vrai avion de Mundele (européen), en tout cas c'est surpuissant". Nous avons plusieurs fois risqué notre vie mais c'est ça l'Afrique, nos deux pêcheurs auront de quoi raconter à leurs enfants et petits enfants pendant des décennies. Mais pour Raymond et Charles, cela restera une épopée incroyable. J'ai terminé mon histoire, j'ose espérer que cela vous a plu, non seulement par le texte mais aussi par les images et les vidéos, fournies par Raymond, que l'intensité de mes sentiments exprimés, d'un court moment de la vie de personnes que je connais, c'est fait ressentir profondément. J'espère aller dans cette magnifique contrée très prochainement ! Cet article se traduit en anglais, dès la mise en place de celui-ci, je mettrais en lien l'adresse E-mail de Charles, pour ceux qui veulent le contacter.... Ma dernière question est : alors Charles, quand puis-je prendre l'avion hein ? mot de la fin. Les poissons trouvés sur le site 3: Eclatant de couleur, l'Hemichromis elongatus, mais quel caractère !, un autre poisson sympathique, le Distichodus notospilus à ne pas confondre avec le Barbodes guirali . Une autre petite merveille, un petit poisson tout bleu, d'un bleu magique surtout vu sous l'eau, possédant une dorsale limitée par un liseré rouge: le Procatopus similis. La femelle étant bien plus jaune avec quelques taches rouges dans la caudale et le liseré rouge marqué à la fois sur la dorsale mais aussi sur toute la crête du dos. Une sucette ! une sucette collante, difficile de la faire partir du support où elle s'est collée, un petit poisson ventouse, dans les tons bruns avec une nageoire caudale particulière, toute colorée de points foncés bordés de noir. Son nom ? j'attends vos propositions. Deux sortes de plantes ont été prélevées, pas très hautes ni l'une ni l'autre, une quinzaine de centimètres seulement, une feuille par tiges et des rhizomes en pagaille pour l'une probablement une Hydrocotyle vulgaris et la seconde ressemblant étrangement à la Vallisneria asiatiqua mais au toucher les feuilles sont plus dures, plus épaisses. (Du vécu par Lil) Elles donnaient l'aspect d'un énorme tapis vert tendre et la clarté de l'eau accentuait cette vision.
(1) Les sentiments de Raymond: Mes impressions étaient très simples au départ... Charles m'a invité au Congo pour faire cette expédition, c'est un plaisir inoubliable de retrouver son CONGO (mon Pays natal) J'ai remis" dans mes narines toutes les odeurs que j'ai toujours connues et j'ai gardé dans ma mémoire le maximum de photos souvenirs qui resteront gravées éternellement A part cela.. quel plaisir j'ai eu a replonger dans mes rivières que j'ai connues il y a plus de dix ans, même si je prenais le risque de rencontrer sous l'eau (le gros tuyau d'arrosage) que l'on surnomme " SERPENT " je les tellement rencontrés lors de mes plongées que j'aurai presque espéré en voir un !! Mis à part les serpents, j'ai retrouvé mon beau poisson ORANGE que personne n'a encore dans son aquarium et qui est toujours là.... il m'attendait..., cela a été pour moi et pour Charles une grande joie de le voir et c'est à Charles maintenant qui aura la lourde charge de le faire connaître au monde entier. Ce poisson, je l'ai trouvé par hasard lors d'une chasse car lorsque je partais chasser, je regardais toujours dans les rivières que je rencontrais ce qu'il y avait sous l'eau, mon masque et tuba ne me quittant jamais ( pas la chasse aux perroquets tranquillisez-vous! ) je dis ceci car j'ai appris qu'une lectrice de l'exposé de Liliane pour cette expédition, croit que j'ai abattu un perroquet qui m'embêtait dans le 4x4> hé bien non ce n'est pas cela ... J'en reviens au poisson orange.. hé bien! ce poisson en 1993, je devais l'expédier en exclusivité en Belgique, mais la Guerre civile en a décidé autrement, nous avons eu de grosses coupures de courant et imaginez-vous des milliers de poissons sans oxygène! un vrai désastre j'ai tout perdu dont (trois sociétés), je suis rentré en Belgique... Maintenant c'est Charles qui a les rennes et avis aux amateurs !!!! .... il va y avoir du monde au portillon je crois ?? Encore un très très grand MERCI à Charles qui m'a permis de revivre ces merveilleux moments !! Qui sait ??? bientôt le retour de Raymond avec Charles !! A bientôt peut-être... Salutations à tous Raymond (2)Les sentiments de Charles: Il m'est difficile ici de te dire ce que j'ai ressenti lorsque l'on a sorti le "poisson" de l'eau. Mes sentiments balançaient entre la satisfaction et le soulagement, car depuis le temps que l'on en parle, cela commençait à me peser. A présent, je suis à même de satisfaire les demandes de mes clients, et ne plus passer pour un vendeur de vent !!! Et tout ça grâce à toi, Liliane ! N'oublies pas que c'est toi qui m'avait mis sur les traces de Raymond en 1999 lors d'une de mes visites à ta boutique... Réponse de Lil pour Raymond: Bon sang comme je suis contente ! le seul truc que je regrette à fond, c'est de n'avoir pas été là sur place ! mais j'ai tout de même eu le plaisir et l'honneur d'avoir été la première à le voir et à le toucher après toi même s'il était surgelé ! Quand je pense que j'ai reçu ce tout "petit cadeau" alors que parfois 12 cartons se perdaient dans la nature....... chance !!! Réponse de Lil pour Charles: Vendeur de vent ? le juste mot ! je ne connais que trop bien cette expression, depuis le temps que j'en parlais aussi ! En réalité, depuis l'expédition, j'éprouve un sentiment de soulagement, un bien-être, une énorme satisfaction ! Merci Charles !. Ce sacré poisson va enfin pouvoir être connu de tous ! J'oublié quelque chose ? ah oui les deux scoops .... c'est pour ...dans un petit moment... on ne tape pas la Lil ! on ne l'assassine pas .... ok, je vous mets un quizz... juste pour vous faire patienter encore un peu , je vois vos mines déconfites ! Criez pas, je les mets !!
C'est un poisson qui vous est familier, il en existe de nombreuses familles, de nombreuses variables de couleurs mais pas comme celle-ci : carrément rouge à la taille adulte! Voici un aperçu de la couleur à taille moyenne.
C'est le Phenocagrammus interruptus, mais celui-ci comment va-t-il s'appeler ? Phenacogrammus raymondi ? MDR pardon Raymond ! Le second Pêchait sur une pirogue, un pêcheur. Il est de coutume dans ces lointaines contrées de faire connaissance et de se saluer. "Bonjour, moi c'est Charles et voici Raymond, nous sommes ici pour voir les poissons de la rivière. Comment t'appelles-tu ? " Le pêcheur répond: "Moi, c'est Tintin" dit-il d'un air banal ! TINTIIIIIIIIIIIIIN , Mille sabords ! gros éclats de rire ! Tintin au Congo. Et ca si ce n'est pas un scoop !, je ne sais pas ce qu'il vous faut, vous imaginez Tintin au Congo et nous l'avons trouvé !. Belle histoire drôle non ? La plupart des photos sont tirées du DVD réalisé par Raymond, les séquences
vidéos ont été intentionnellement effectuées sur des spécimens de taille
moyenne pour le Phenacogrammus sp. |