Nous voilà tous réunis autour de la table de la cuisine,
quelque peu bouleversée pour la circonstance, 9 chaises, des livres en
pagaille, de quoi noter, quelques verres et bien évidemment de quoi les
remplir . . . Les présentations étant faites, je ne me souviens plus de
la question de base et du début des commentaires, toujours est-il que
Mireille a démarré sur les chapeaux de roues....et comme annoncé je retranscris
le dialogue bien qu'il me manque les premières minutes, je n'avais pas
enclenché l'appareil..... c'est bien moi ça !
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En haut , de gauche à droite :
Arnaud , Jos Snoeks , Dominique Dussart , Mark Hanssens , Sébastien
Verne . En bas , de gauche à droite :
Corinne , Mireille Schreyen , Liliane , xenotrophe .
Photo d' Arnaud du Site " Le monde des Mbunas" |
Question:
Quel
est le pourcentage de vente de poisson sauvage
proportionnellement à l'élevage ?
Mireille:
Nous estimons à 80 % la vente de l'élevage.
Question:
20 % de sauvage seulement, pourquoi ?
Mireille:
Il faut réaliser que la côte du Burundi, sur
laquelle nous exportons depuis 30 ans est trop pauvre
en diversité d'espèces pour des exportations
régulières car connues depuis trop longtemps. Mais
qu'est ce que le Burundi peut encore offrir à un
exportateur aujourd'hui pour arriver à tenir le coup
?. Ce sont des poissons qui sont exportés
depuis très longtemps, j'ai proposé et j'ai envoyé
à toi Liliane ainsi qu' à nos autres clients il n'y
a pas 4 mois, une liste de poissons qui vivent sur nos
côtes comme
Ctenochromis horei,
Simochromis
babaulti, diagramma et j'ai posé la question
suivante : " Vous en voulez ou vous n'en
voulez pas" personne n'a été fort intéressé
sauf pour quelques
Mastacembelus et un
peu de callipterus, de savoryi mais sans grand succès.
On continue à récolter des
Tropheus brabant,
des
Eretmodus, des
Spathodus, des
Tanganicodus,
des
Cyprichromis, des
Julidochromis marlieri,
des
Lamprologus furcifer,
Chalinochromis
brichardi et
Altocompressiceps. Nos
Cyphotilapia
frontosa adultes dans nos étangs sont
sauvages.
Nous essayons la pêche le long des plages, j'en ai discuté avec Toby Veal
et Kirit Vaitha, démographiquement la population d' Afrique est en train
d'exploser, les gens sont au bord du lac, ils pêchent et la senne est
un des moyens les plus facile. Cela ne veut pas dire que les poissons
sont en voie de disparition parce qu'un
Xenotilapia lorsqu'on lâche
une senne et qu'elle va même à plus de 50 m. voir 100 m. au large, le
résultat est médiocre pas plus de 500 grammes de poisson, un peu n' importe
quoi et si on a un peu de chance on risque de trouver une centaine de
Xenotilapia, quelques
Callochromis parfois.
l ne faut pas dramatiser pour autant les poissons sont au large, mais
les sennes ne rapportent plus rien.
Au début de notre arrivée au Burundi, on pêchait des
Enantiopus,
nous avons pu assister à des reproductions de ces poissons, c'était un
vrai régal.
En plongée on était là sur le fond, on observait ces nids à perte de vue,
dans l'eau malgré tout la visibilité n'est pas toujours bonne, on les
voyait les uns à côté des autres, violet fluorescent, rien de comparable
avec un
Enantiopus en aquarium. Je n'ai plus vu ça depuis
10 ans et lorsqu'on discute avec les gens de Zambie, le problème est le
même.
En juillet dernier, nous sommes allés à Nyanza lac pour trouver quelques
Xenotilapia flavipinnis, nous avons cherché pendant plus d'une heure,
rien .... rien sans doute à cause des sennes qui raclent et raclent
encore les fonds.
Bref on est rentré bredouilles. Seuls, les gens qui n'ont aucunes expériences
du métier au Burundi, pensent pouvoir tenir le coup avec rien que du sauvage, ils
font 2, 3 voire 4 envois, puis s'arrêtent .Pourquoi ? souvent
sans expériences du métier, ces exportateurs occasionnels font des envois de
poissons qui arrivent plus ou moins bien avec un choix très limité, résultat
: les importateurs ne sont pas trop contents. Même si ces exportateurs
amateurs avaient plus d'expériences et bien qu'ils bénéficient
des connaissances des pêcheurs que nous avons formés pour capturer
correctement les poissons, ce qui est déjà un avantage, ils peuvent difficilement
espérer de travailler encore de cette manière . . . En effet, le choix
des espèces qu'ils peuvent proposer est insuffisant, et l'acclimatation
telle que nous la faisons coûte fort chère en médicaments importés, et
n'est donc pas rentable à leur échelle.
Si un client nous demande un tel poisson et que l'envoi est prévu pour
le lendemain ou si ce qu'il demande est dans nos bassins depuis seulement
10 ou 15 jours, c 'est "non" il ne partira pas !!! .a -t' elle
ajouté d'un ton affirmatif.
Fishes of Burundi a toujours travaillé comme ça. Nous préférons la qualité
en premier lieu.
Je vous explique en quelques mots notre façon de travailler:
Nos poissons sont traités systématiquement aux antibiotiques car lorsqu'ils
sont pêchés dans le lac et beaucoup plus dans le Nord que dans le Sud,
les poissons sont sujets à des attaques de bactéries, de pourriture de
nageoires et s'ils ne sont pas traités immédiatement à l'arrivée, les
nageoires tombent en lambeaux particulièrement chez les
Tropheus.
Le traitement dure 11 jours puis vient la cure au métronidazole ensuite
ils sont nourris progressivement et seulement alors ils sont exportables.
Au total: 3 semaines d'acclimatation.
Les
installations de Fishes of Burundi
Lil:
Les africains n'auraient- ils pas tendance a pêcher
dans les frayères, par facilité ?
Mireille: Il existe en Zambie une frayère de
lates, dans la baie de Sumbu qui fut remarquée par
mon père dans les années 75-78. Aux environs du
mois de mars, les lates viennent pondre. par
centaine; c'est merveilleux à voir !
Tous ces lates que l'on voit sur le sable
par 4- 5 mètres de fond .Ce sont des perles
argentées, qui miroitent sur le fond,
des œufs de lates par milliers .
Mais, évidemment que font les pêcheurs ? ils
pêchent des paniers de petits lates de 4-5cm.
Pour la protection du lates et pour une bonne
gestion des ressources alimentaires du lac, c' est
bien évidemment un endroit qu'il faudrait protéger.
En ce qui concerne
Boulengerochromis, à ma connaissance il n'existe
pas de frayères.
Boulengerochromis vient pondre en couple, vers les 4 à 5 mètres
mais j'en ai vu pondre aussi aux alentours des 15 -20 mètres donc on ne
peut pas dire que le poisson vient pondre uniquement à faibles profondeurs .
Il va pondre fatalement sur les côtes vu que le lac est un entonnoir,
mais il semble préférer les coins où le sable et les rochers se mélangent
.Ce ne sont pas des coins où les sennes sont lancées. Il est donc un peu
protégé de ce point de vue là , je ne dirais pas qu'il est en danger
immédiat.
Lil:
Je te rappelle qu'il s'agit là, d'un
compte rendu datant de 1991
Mireille: Je connais bien Athanase, et il n'a pas tort.
Mais pour moi, le problème majeur aujourd'hui : c'est l'érosion !!!
Aujourd'hui nous avons des pans entiers de la côte, où les roches sont
recouvertes par la vase liquide. En mettant le pied sur le sol, un nuage
impalpable se dégage on s'y enfonce aisément parfois jusqu'à 30 cm !!!!.
pas un seul poisson sur ce genre de substrat. Le sable se couvre
d'une espèce de tapis marbré brun-rougeâtre...probablement des bactéries
anaérobiques ..
Bemba ,au Congo lui aussi est en train de s'envaser..
Mireille: Certains
ont pêché à la dynamite au Burundi au moment de la construction de la
route en asphalte dans les années 1977-1978. A cette époque on a asphalté
de Bujumbura jusqu'à Nyanza lac c'est-à-dire sur 115 km.
Cela s'est fait en deux
temps, le premier de Bujumbura jusqu'à Rumonge
(soit 70km) et le reste par la suite. Je n'ai pas
connaissance de pêche de ce type actuellement.
Au Burundi, nous avons 20 km de roches, entre 20 et
40 km de Bujumbura, c'est la seule vraie côte de
roches au Burundi.
A Nyanza lac, on trouve aussi des roches mais il
s'agit plutôt d'éboulis jusque 3 à 4 mètres
suivis rapidement de sable. Qu'y trouve t - on ? des
Tropheus brichardi, des
Simochromis,
des
Tanganicodus, et exceptionnellement en
cherchant bien un ou deux
Julidochromis
regani. Au large quand on prend le bateau, à
une profondeur de 15 -20 mètres là où se trouvent
quelques gros éboulis on voit quelques
Cyphotilapia frontosa et des
Lamprologus
tretocephalus.
Lil:
Pourquoi n'as-tu pas souvent des
Lamprichthys
?
Mireille: Des
Lamprichthys on en
trouve bien sûr mais, pas facile à pêcher
pourquoi ? parce qu' elles se baladent entre
la surface et 2 à 3 m de profondeur, parfois un peu
plus bas elles sont extrêmement rapides et
lorsqu'on place un filet dormant....elles passent au
dessus !
Autre moyen pour les attraper: la pêche à la
ligne mais ils sont blessés et nécessitent donc
quelques soins. C'est aussi un poisson qui est bien
reproduit.
Lil:
Justement, c'est le problème des
arrivages même en élevage, parfois ça casse....
Mireille: C'est un poisson qui stresse et qui
nécessite beaucoup de soins dans l'acclimatation
mais quand il est bien acclimaté il est très
costaud. Ce sont également des poissons qui se
battent, si on a plusieurs exemplaires ensembles et
qu'il y a des morts c'est en fait dû à de la
bagarre, un caractère de cochon ! pareil
avec les Aphyosémions. De plus il est recommandé
de bien fermer les aquariums.
Question:
Comment peut-on sexer les nigriventris?
Mireille: On regarde les papilles génitales,
.................. gros éclats de rires de
tous!!! l'un parlait de
Synodontis nigriventris
et l'autre de
Neolamprologus nigriventris,
pas du tout pareil......
Question:
Dans ta production de
Tropheus tu
as combien de races différentes et en as-tu qui se
reproduisent mieux les uns que les autres et quels
sont-ils, à des intervalles plus courts ?
Mireille: La reproduction se passe
dans les étangs de 50.000 litres. 8 m de long, 4 m
de large, 1,50 m de profondeur en escalier, on y met
150
Tropheus avec une moyenne de 20-30-40 mâles.
Pour la périodicité de ponte, on a des tropheus
qui ont un taux de reproduction 10 fois supérieur
à d'autres par exemple le
Tropheus Kiriza,
duboisi, et les
Tropheus Bemba de la côte du
Congo, j'en suis inondée....
ainsi que le
Tropheus green, et le Caramba.
Mais, en ce qui concerne les red rainbow et les
papagay, la reproduction est très mauvaise. Tous
les renseignements que je possède d'ailleurs confirme
que leur reproduction en captivité est très
faible.
Les Murago non plus ne sont pas de très grands
reproducteurs.
Nous reproduisons une vingtaine de races différentes.
Une chose qui se confirme: les
Tropheus du sud du lac sont terriblement
plus parasités que les tropheus du nord.
J'ai d'ailleurs l'impression que ces parasites remontent dans notre région,
sans doute véhiculés par les bateaux tout simplement. On peut imaginer
ce problème comme celui existant sur les côtes des U.S.A et en Bretagne
contaminées par certaines bactéries .
Il ne faut pas oublier que les parasites intestinaux, qui à la longue
provoque la stérilité des poissons, et non pas comme certains l'ont
avancé: l'emploi du métronidazole, ! Les poissons ayant été très infectés
par les vers intestinaux ont subi d'énormes dégâts et deviennent stériles.
Cela se confirme pour les
Tropheus murago,
red
rainbow et les
moliro.
En 1978, je ne me suis pas méfiée, mon père m'a envoyé des moliro de Zambie,
et à cette époque on ne connaissait pas bien le problème des vers intestinaux.
Je les ai placés en étangs, ils ont été traités normalement.
Ce n'est pas évident quand ils sont en étangs car on peut perdre un tropheus
par ci, par là sans s'en rendre compte rapidement, surtout
qu'à l'époque nos étangs n'étaient pas couverts (aujourd'hui ils le sont)
.
Un poisson mort sur un étang, un oiseau qui passe par là et hop il est
parti, on ne le voit pas. A cette époque, j'ai ainsi perdu les 3/4 de
mes reproducteurs.
Aujourd'hui, TOUS nos poissons sont traités systématiquement tous les
6 mois par adjonction de médecine dans la nourriture et pendant 5 jours
et le traitement est recommencé cinq jours après.
Michel:
C'est également le problème que nous aquariophiles vivons, même
si aucun poisson n'a été ajouté au lot existant, le problème revient.
A mon avis cela s'enkyste pendant un certain temps et cela revient.
Mireille: Nous utilisons 3 à 4 kg de métronidazole par traitement
et il y a 150 étangs.......
Michel:
A quoi serait due cette différence de
reproduction?
Mireille: Je m'orienterais plus vers la nourriture, il y a de toute
évidence quelque chose qui leur manque. J'en suis convaincue depuis longtemps.
Marc Danhieux m'a vendu 30 à 40 red rainbow qui ont été placés en
étang. Première pêche, belle reproduction, cela avait marché du tonnerre.
Nous nous somme dit "allez, c'est bien parti"
mais au bout d'un certain temps la reproduction a fort diminué sans raison
apparente. Dans un étang avec une centaine de
Tropheus red rainbow,
je ne sors pas plus de 200 jeunes sur l'année.
Question:
Les nouvelles races que l'on trouve actuellement, pourraient-elles
être des hybridations naturelles?
Mireille: Je me rappelle en avoir parlé avec Alain Gillot au sujet
du
Tropheus Lupota qui vient de la baie de Lupota, une espèce de
fjord, très joli endroit. Alain me dit un jour "tu sais j'ai découvert
un nouveau Lupota, je l'ai appelé "koki", il a le dessus des
yeux rouges...." Cela signifie quoi ?
Dans
le lac, pour les quelques safaris que j'ai fait sur la côte du Congo,
on retrouve la même côte rocheuse, puis là.... un ruisseau qui dévale
dans le lac au milieu de cette même côte, ruisseau large de quatre à cinq
mètres. La température de l'eau a un à deux degrés inférieure que celle
du lac.
On plonge, on regarde d'un côté à l'autre, les Tropheus
de chaque côté de la rive ne sont pas les mêmes!!!! Ils se sont un peu
diversifiés car d'un côté il y a un peu de sable... etc.... mais personne
ne passe le canal de l'eau froide.
Quelle est la différence entre le Tropheus
Kavalla et le Tropheus Canary cheek ?
C'est le même Tropheus, la différence se
remarque en dessous.... on peut multiplier cela à
l'infini, et vouloir à tout prix classifier les Tropheus,
c'est tellement prématuré, on n'a pas toutes les
données en mains, nous nous sommes très prudents!
Mon père avait une expérience du lac qui était
bien supérieure à bien des gens, on peut changer
les noms comme par exemple les Lamprologus
ou les alto. On peut sous diviser, mais être catégorique
ou affirmatif, c'est difficile. On n'a pas toutes
les données, il faudrait encore étudier les A.D.N.
et encore..... on arrive à trouver des trucs comme
: un simochromis est plus proche d'un lamprologue
que d'un Tropheus.... c'est tout de même dur
à admettre.
Question:
Un pseudo zebra pourrait-il se croiser
avec un Labeotropheus ou un Pseudotropheus
zebra avec un Petrotilapia ?
Mireille: Fishes of Burundi reproduit une
douzaine d'espèces du Malawi, et effectivement le
Labéotropheus marche du tonnerre. Il s'accouple
avec n'importe qui ....par exemple avec des Labidochromis
cela donne des hybrides que nous appelons
"bananes".
Tous nos étangs sont couverts à cause des oiseaux
car ils pêchent et parfois lâchent leurs proies
dans 4 étangs plus loin.... et puis quand on voit
un Tropheus red rainbow dans le bec du héron
qui est au bord de l'étang car lui il sait que tu
nourris tous les matins et que tu as paye 50 DM....
quand il t en sort un, t'as tout de même dur à digérer!.
Un autre oiseau aussi qui fait du dégât, c'est le
martin pêcheur, car ces oiseaux pondent, urinent
dans les filets recouvrant les étangs, filets
recouverts de feuilles. On avait le fond de nos bacs
perforés de trous en forme de losanges.
Comment ne se rompent-ils pas le cou en tombant, l'étang
ensuite commence à perdre de l'eau et nous sommes
obligés de changer la bâche. Le plastique coûte
en moyenne 5.000 à 6.000 francs belges mais ce
n'est pas là le problème, c'est que l'on perturbe
tout l'étang et il faut deux à trois mois
pour que cela redémarre convenablement.
Liliane rappelle à Marc qu'il ne doit pas oublier
de prendre les poissons morts à l'arrivée lors du
dernier envoi en provenance de Resha, et qui sont
gardés (pour leurs analyses) dans le congélateur
notamment de superbes.... Cyathopharynx,
Ophtalmotilapia, Eretmodus et un Synodontis
granulosus.( pas en provenance de
"Fishes of Burundi")
Mireille: Synodontis granulosus est un
poisson qui risque de disparaître ! pourquoi ?
quelle est l'aire de répartition d'un granulosus?.
On le connaît au Burundi et pas sur toutes les côtes
rocheuses à partir du Km 35 et sur les 20 km de côtes,
on a 5 km de rives où on risque d' en trouver. Il
est extrêmemement rare, et paraît-il délicieux
!!!. Les africains en raffolent, ils le pêchent à
la ligne.
Les endroits où ils vivent dans les 50 ans qui
viennent auront disparus, il se fait déjà rare à
l'heure actuelle. C'est un de poissons qu'on vend le
plus cher chez Fishes of Burundi. C'est aussi un
poisson qui est lunatique au démarrage, et il est
extrêmement sensible aux points blancs.
Question:
Tu fais ta nourriture toi-même, quelle
est en est la base ?
Mireille: Tous les jours, nous préparons la
nourriture à base de céréales ce qui n'est pas
toujours très facile à trouver au Burundi, du riz,
du soja, du son, et tout cela est cuit ensuite est mélangé
du foie (non cuit) à raison de 20% puis quand le
tout est refroidit on y ajoute des vitamines. C'est
à 80% la nourriture de base mais nous importons
aussi du krill notamment pour les Mastacembelus
et je donne aussi du Ndagala pour les
Cyphotilapia frontosa.
Lorsque je fais un étang à Cyphotilapia
frontosa, le cypho étant un prédateur, si on
ne veut pas avoir de problèmes avec un développement
exagéré d'algues, on doit y mettre certains
mangeurs d'algues comme des Petrochromis et
des Tropheus.
Je mets en moyenne 20 - 30 Tropheus, ce sont
eux les plus acharnés a manger du Ndagala.
Ils se jettent dessus mais les nourrir uniquement
avec cela c'est stupide. Il faut que 80 % de leur
nourriture soit végétale soit des algues ou des céréales
qui compensent. En plus dans nos étangs à 30cm de
la surface on n'y voit rien. C'est du plancton et
cela épate tout le monde, ce n'est bien entendu pas
un habitat normal à Tropheus mais quand on
les sort de là, ils sont très en couleurs et en
pleine santé.
Question:
Y-a-t-il une solution pour remettre la
bouche d'un Altolamprologus compressiceps en
place, car elle reste béante ?
Mireille: il n'y a pas de solution, il faut espérer
qu'elle se remette d'elle-même.
Question:
"l'os carré" serait-il présent
dans les mâchoires des Altolamprologus compressiceps
?
Jos est intervenu en expliquant le mécanisme
de cartilage de la mâchoire, assez compliqué à
expliquer sans schéma
Ont été aussi évoqués les souvenirs de plongée,
de serpents dans les nasses, de problèmes d'algues,
de maintenance,
de photos de poissons, d'articles professionnels, de
soucis de connections aériennes, chacun a pu
raconter ses aventures, et le tout bien garni de
rires. Jos et Mark nous ont noyés d'informations
beaucoup plus techniques et fort intéressantes mais
fort complexes à retranscrire.
Une soirée très agréable et chacun a regretté qu'elle se termine juste
après la séance de photos, j'ai promis de recommencer l'an prochain
après mon voyage au Burundi qui si tout va bien se passera en octobre
2001.
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